jeudi 13 octobre 2011

Un Rembrandt pour 130 euros ?

Un Rembrandt pour 130 euros ?: Un Rembrandt pour 130 euros ?

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Un petit tableau du 17e siècle acheté 130 euros aux enchères intrigue son acheteur, un amateur d'art lyonnais. Sa connaissance en peinture lui fait suspecter un auteur pour le moins renommé, rien moins que Rembrandt Harmenszoon van Rijn, resté célèbre dans l'histoire de la peinture sous son seul prénom. Une véritable enquête policière digne des "Experts" vient peu à peu confirmer l'espoir de l'acquéreur. L'oeuvre devrait définitivement être attribuée au maître hollandais lors d'une expertise menée en janvier 2012 en Belgique.
Ce serait alors pour l'acheteur un véritable miracle dont il ne faut pas oublier qu'il est aussi peut-être une tragédie : le tableau a été adjugé lors d'une vente judiciaire et son précédent propriétaire aurait sans doute eu bien besoin du produit de la vente d'un Rembrandt en lieu et place de celle d'un petit anonyme du 17e.

Cézanne et Paris au musée du Luxembourg

Cézanne et Paris au musée du Luxembourg: Cézanne et Paris au musée du Luxembourg

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La Paris de Cézanne est une ville vide de ses habitants. Des rues libres de toute présence humaine, des paysages comme porteurs de la trace de l'homme mais sans lui. Sans lui, sauf quand l'homme est le sujet du tableau lui-même, comme la femme alanguie inspirée de "Nana", l'héroïne du roman, éponyme d'Emile Zola. Les quatre-vingts oeuvres environ, proposées au musée du Luxembourg, illustrent bien l'importance que Paris et sa région ont eu sur l'auteur de "La sainte-Victoire", son tableau provençal le plus connu. Elles nous apprennent que ce que l'on considère souvent comme le style provençal de Cézanne, est surtout sa patte personnelle et qu'elle s'accorde comme miraculeusement avec les paysages du sud.

Les années 68, "L'engagement des artistes" au Laac

Les années 68, "L'engagement des artistes" au Laac: Les années 68,

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Il y a les années 60 et les années 70, comme pour chaque décennie. Et puis il y a au tournant de ces deux périodes une autre tranche de temps, comme détachée du continuum, les années 68 au parfum mélangé de haschich et de gaz lacrymogènes. L'aboutissement collectif du mouvement de la beat generation initié par quelques poètes dix ans plus tôt.
C'est cette période sans véritable égale que le LAAC de Dunkerque a choisi d'illustrer. Ceux qui l'ont connue y repensent comme à un âge d'or. Côté artistique c'était un foisonnement du en grande partie aux drogues psychédéliques, LSD et acides au premier plan. Côté sexuel l'humanité occidentale entamait sa parenthèse enchantée après l'arrivée de la pilule et avant celle du SIDA. La jeunesse politisée n'avait pas encore peur des idéologies et l'opposition à la guerre du Vietnam fédérait les contestations mondiales. La musique et son corollaire pictural, les pochettes de 33t, illustraient à merveille le flower power qui devait culminer en juillet 1969 au festival de Woodstock. Une Amérique schizophrène symbolisait d'un côté l'ennemi irréductible quand elle massacrait les civils vietnamiens du village de My Lai, et faisait figure d'Eden absolu au coin des rues Aight et Ashbury le quartier hippie de San-Francisco.
Jim Morrison, Janis Joplin, Jerry Garcia, Frank Zappa, Jimi Hendrix ou les Beatles, nombre des artistes actifs de la période ont disparu. Le mouvement hippie a fini par se dissoudre dans les drogues qui ont perdu en charme et gagné en dangerosité. Avec la crise pétrolière, le SIDA a emporté les rêves et les espoirs en même temps que ses victimes. Le mouvement punk a rangé les hippies au rayon des souvenirs avant d'être lui-même jeté dans les poubelles de l'histoire.
Il reste des musiques, des images, quelques films et l'impression qu'il n'en faudrait pas beaucoup à la jeunesse d'aujourd'hui pour retrouver un parfum des années 68, elle qui redécouvre plus de quarante ans plus tard dans les chansons de Janis Joplin, la force d'un désespoir qui ressemble beaucoup au sien.
JFL

A voir sur Culturebox : Une année d'exposition sur "les années 68" au LAAC de Dunkerque
A lire sur le site de France 2 : Les "années" 1968 au LAAC de Dunkerque

Ruppert et Mulot recyclent la bande dessinée

Ruppert et Mulot recyclent la bande dessinée: Ruppert et Mulot recyclent la bande dessinée

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C'est au physicien et mathématicien belge Joseph Plateau, célèbre professeur de l'Université de Gand, que l'on doit l'invention en 1832 du phénakistiscope. Le chercheur, dont le père était un peintre-décorateur de renom, a été poussé très jeune par ce dernier vers l'étude du dessin et des Beaux-arts, avant finalement de se passionner pour les sciences après la disparition prématurée de son père. En réalisant cette expérience aux allures de jouet scientifique, Le physicien souhaitait mettre en évidence la persistance rétinienne. Ses travaux sur le phénakistiscope et, plus tard, sur l'anorthoscope seront à l'origine de l'invention du cinéma, tout comme les appareils zootrope de William Horner ou Simon Van Stampfer et le praxinoscope d'Emile Reynaud. Malheureusement pour lui, Joseph Plateau finira aveugle, victime de ses expériences sur la persistance rétinienne. A plusieurs reprises, il fixera le soleil avec une telle détermination, que sa vue disparaitra définitivement en 1843. Ce recyclage du phénakistiscope sous la houlette de Jérôme Mulot et de Florent Ruppert, permet de faire partager l'expérience de l'animation. Les deux dessinateurs de "L'Association" sont amateurs d'expériences nouvelles, ils se sont fait connaître du grand public par leurs travaux à quatre mains, pour le dessin comme pour le scénario, avec notamment l'album "Panier de Singe", consacré par le jury d'Angoulême en 2007.

Plonk et Replonk plongent et replongent dans l'absurde

Plonk et Replonk plongent et replongent dans l'absurde: Plonk et Replonk plongent et replongent dans l'absurde

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Parallèlement à cette première expérience théâtrale du collectif helvète "Plonk et Replonk", le Centre culturel Suisse de Paris s'apprête à rendre hommage aux travaux qui ont permis à cette maison d'édition de La Chaux-de-Fonds d'acquérir son identité particulière avec ses fameuses cartes postales détournées. L'exposition, prévue pour durer du 3 novembre au 18 décembre 2011, permettra de découvrir ces photomontages diffusés dans la presse (Le Temps), mais aussi divers objets détournés par ce collectif comme des plaques de rues ou des nains de jardin. La maison d'édition, installée depuis 1997 dans les Franches-Montagnes du Jura suisse, a été déclarée d'inutilité publique par ses créateurs.
Il faut préciser que cette maison s'est faite une spécialité de la fabrication de calendriers suisses de haute-précision en papiers, l'émission de "colleries autocollantes" autrement dit des autocollants aux slogans douteux, l'édition de livres aux titres et aux contenus absurdes, et enfin le détournement de ces fameuses cartes postales anciennes, véritables images d'Epinal de la culture helvète. Ces cartes détournées font figures de savoureux mélanges entre différentes cultures que nous connaissons de ce côté-ci du Mont-Blanc, les blagues du sapeur-camembert et les unes de Charlie hebdo. Sur l'une d'entre-elles, dans un décor aux couleurs toujours surannées, une famille modèle de type 1900 arbore fièrement ses moustaches, aussi fournies chez les membres prépubères, que féminins ou masculins, avec cette légende inscrite en bas : "La terrible épidémie de Moustache de 1890".

The Disappearance of Haruhi Suzumiya - Extended English Trailer [2011]

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