samedi 23 octobre 2010

Grand Corps Malade : 3e temps, album de velours

Grand Corps Malade : 3e temps, album de velours: "L'album est sorti le 18 octobre, et la rédaction a pris le temps d'en apprécier les nuances, les variations. Les intonations de Grand Corps Malade, définitivement, sont envoûtantes.



C'est doux, feutré, une belle voix grave, et ça donne envie d'être partagé. Les textes sont de velours, et l'on marche en faisant attention malgré tout. Les musiques donnent envie, on sent la vie, l'effort, l'humour et la hargne. Le tout avec un fond de richesse et de diversité.



Bon comme un vieux blues, à qui l'on aurait trouvé le jean parfait.






C'est définitivement une petite perle à déguster. On aime. On partage...



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Retraites: la contestation s'est poursuivie hier

Retraites: la contestation s'est poursuivie hier: "

Le cortège au départ du lycée Nodier  à Dole, hier matin / Photo Serge Dumont

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Bashung, l'imprudent

Bashung, l'imprudent: "Un noir total avait recouvert la verdure du bain amniotique de Fantaisie militaire. On croyait tenir entre ses mains un faire-part de décès. Plongé dans les ténèbres, Bashung avait des airs d'Oscar Wilde, fantôme de Canterville aux yeux charbonneux, bouffi et blafard. La critique s'inquiéta de sa santé mentale - une crainte que l'écoute de L'Imprudence, album présenté comme «tragique et sensuel» par le chanteur, ne dissipa nullement. L'époque était plutôt aux musiques «festives», au cocktail saoulant de musette et de reggae. Au-dessus de la mêlée, le dandy détonnait avec son symphonisme bâtard : «Le silence, c'est aussi une façon d'être punk.»
Nous étions en deux mille deux et le rock'n'roll, musique d'essence rebelle, triomphait partout. La «rock attitude» était devenue la plus consensuelle qui soit, elle n'effrayait plus les parents puisqu'ils l'avaient eux-mêmes transmise à leur progéniture. Pour les anticonformistes qui l'avaient véhiculée, le malaise était palpable. Bashung préférait oublier l'Amérique et se réfugiait dans les salons d'un Vieux Continent décadent, quelque part entre le surréalisme franco-belge et l'expressionnisme allemand. Dans L'Imprudence, Kurt Weill était bien là, mais on cherchait désespérément la trace de Buddy Holly. Pratiquement tout rappel de la culture rock avait disparu. Il n'en restait que la genèse, le souffle de cet harmonica à l'agonie. Le blues.

Il se définissait comme «bâtard» ou «autiste compositeur». Grâce à lui, le rock et la chanson française apprirent à s'aimer. Un portrait biographique d'Alain Bashung (1947-2009) réalisé à partir de ses obsessions musicales et d'entretiens inédits.

LES AUTEURS : Bruno Lesprit travaille depuis 1994 au Monde. Il a commencé à écrire sur les musiques populaires, rock et chanson, avant de devenir rédacteur en chef adjoint du service culture. Il a participé à l'ouvrage collectif Les Tubes de l'été (Flammarion).
Olivier Nue est journaliste musical au Figaro. Après avoir débuté aux Inrockuptibles, il a dirigé les pages musique d'Aden - supplément culturel du Monde, puis d'Epok, magazine de la Fnac. Chroniqueur sur France Inter («Système disque») et Paris Première («Ça balance à Paris»), il est l'auteur de biographies de Jim Hendrix et Neil Young (Librio)."

Paul McCartney : l'empreinte d'un géant

Paul McCartney : l'empreinte d'un géant: "Celui dont le nom évoque immanquablement la plus grande aventure musicale du siècle avec les Beatles, les plus gros succès du show-business, des records inégalés et surtout nombre de mélodies gravées dans la mémoire collective universelle, est aussi paradoxalement l'un des musiciens contemporains les plus mal connus. Depuis la séparation des Beatles, Paul McCartney véhicule malgré lui l'image très réductrice d'une figure installée du rock, multimilliardaire et anobli. Il n'a ni la grande gueule d'un Lennon, ni le caractère ombrageux d'un Dylan, ni le sex-appeal d'un Jagger et pire, il a entretenu pendant trente ans une vie affective et familiale des plus conventionnelles tout en alignant les hits planétaires. Rien de très «sex, drugs and rock'n'roll».

A contre-courant de cette approche caricaturale, cet ouvrage tente de dresser un plus juste portrait de Paul McCartney à travers une investigation passionnée dans son très riche parcours musical et artistique. Il revient en détail, disque après disque, sur les classiques, les perles méconnues, les expériences plus marginales, et tente aussi d'en démonter les rouages créatifs et les secrets de fabrication.

Hommage est ici rendu à l'extraordinaire curiosité d'un homme dont la musique reste la grande affaire d'une vie. Cinquante ans après ses premiers balbutiements musicaux, McCartney continue à produire des disques d'une inspiration sans cesse renouvelée et à remplir les stades du monde entier. S'investissant à l'occasion dans des oeuvres de facture classique, il offre aujourd'hui le profil assez inédit d'une icône du rock qui passe, mieux que tant d'autres, le cap délicat de l'âge de la retraite, sans ternir la mémoire d'un groupe qui nous est tout particulièrement cher, et en demeurant surtout un songwriter de génie.

L'OUVRAGE LE PLUS COMPLET À CE JOUR SUR L'UNE DES FIGURES MAJEURES DE LA MUSIQUE CONTEMPORAINE."

Paul McCartney : l'empreinte d'un géant

Paul McCartney : l'empreinte d'un géant: "Extrait de l'avant-propos

OLDIES... BUT GOLDIES !

Lorsque, il y a maintenant plusieurs années, j'ai entamé la rédaction des pages qui suivent, je n'avais pas pris la juste mesure de ce qui m'attendait. Sans doute la naïveté ayant accompagné ce premier élan était-elle nécessaire à m'y propulser sans état d'âme. Aujourd'hui, avec le recul du travail accompli, je me rends compte que j'étais tel la fourmi s'apprêtant à escalader la pyramide de Khéops sans autre atout que sa grande légèreté. La pyramide étant, vous l'avez compris, l'incomparable et tumultueux parcours d'un certain Paul McCartney, jadis bassiste des Beatles, puis leader de la météorite Wings et enfin musicien affranchi et libre de ses mouvements qui, à l'heure où s'écrivent ces mots, écume une fois de plus les plus grands stades des États-Unis devant un public ne se lassant toujours pas de l'entendre égrener des chansons qui hantent l'inconscient collectif depuis maintenant un demi-siècle.

Étant né en mars 1956, alors que le jeune Presley jetait à la face du monde son légendaire Heartbreak Hôtel, il ne m'est pas déplaisant de penser que cette coïncidence fasse de moi un pur enfant du rock, comme on a désigné cette génération ayant biberonné et grandi aux sons des guitares électriques, et baigné dans le bouillon de culture des sixties dont il n'est pas utile de rappeler ce que la musique populaire lui doit, et vice versa. J'ai donc poussé au beau milieu des ondes radio qui en diffusaient les refrains, sans rien trier de ce qui, pour le meilleur et pour le pire, illuminait mes journées de gamin insouciant. Dans ce flot mélodique, j'aimais naturellement les chansons des Beatles, mais sans plus m'en préoccuper que cela, bien trop accaparé par d'autres divertissements de mon âge. Ce n'est que tout juste après la séparation du groupe que leur disque Oldies But Goldies, acheté d'occasion à un copain de lycée, a mis le feu aux poudres. Cette déjà ancienne compilation de 1966 a provoqué un irréversible électrochoc dans mon cerveau préadolescent, et je ne cesserais dès lors de poursuivre jusqu'à plus soif la découverte des trésors d'inventivité musicale que les Beatles ont laissés derrière eux, et désormais, je les suivrais d'année en année et avec une indéfectible curiosité dans leur parcours en solo. Jusqu'à aujourd'hui, cette indomptable passion ne m'a jamais fait défaut. Elle a par ailleurs orienté le cours de mon existence, m'incitant à travailler très vite dans le milieu musical, puis, par extension, dans celui des loisirs, du cinéma et de l'édition. Dans ma vie, la musique des Beatles a toujours fait office de bonne étoile dont la luminosité m'aura généralement guidé avec un certain bonheur. Son évocation a provoqué bien des rencontres, et même généré quelques amitiés durables.
Ce récit volontairement synthétique n'a, j'en suis sûr, strictement rien d'unique. Il est même probablement assez banal. Pour peu que leurs origines sociales et leurs moyens le leur aient permis, bon nombre des gens de mon âge ont suivi des chemins similaires, cherchant par tous les moyens à vivre autrement, selon des préceptes souvent incertains. Tout sauf l'ennui et la routine. On voulait quoi ? Un monde meilleur... et des jobs sympas. Les multiples reportages décrivant l'influence sociale et culturelle de la musique des années 60 et 70 échouent le plus souvent à en traduire avec justesse l'impact émancipateur qu'elle aura eu sur ces générations. Portées par les vagues successives d'une pop/rock envoûtante et fédératrice, elles ne ressemblent, je le crois, ni aux précédentes ni aux suivantes. Coincées dans leur rêve, mais vite rattrapées par des réalités plus prosaïques, elles en ont toutefois conservé quelque chose qui leur est propre, une façon de s'inscrire dans le monde un peu à la marge, à la fois optimiste et naïve, avec un reste d'idéalisme aux contours un peu flous."

Carburants: sept départements encore en difficulté ce matin

Carburants: sept départements encore en difficulté ce matin: "

/ Photo AFP

'Sur 100 départements, sept sont encore en difficulté', a déclaré M. Borloo lors d'un point de presse à la mi-journée, avant de lister les départements affectés...

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CONTREO & ORCHESTRE DE BRETAGNE - Oh I Wish

CONTREO & ORCHESTRE DE BRETAGNE - Oh I Wish: "






Contreo et l'Orchestre de Bretagne nous livre une jolie composition symphonique.

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